Depuis le 20 juin, la RNT (Radio Numérique Terrestre) est arrivée en France. Vous trouverez ci-dessous les 12 raisons d'aimer la RNT (Merci à La Lettre Pro)

n° 1 Le choix
La RNT, c’est un peu l’arrivée de la FM à l’époque des Grandes Ondes, il y a 30 ans. Sauf que cette fois-ci, c’est la FM qui est à dépoussiérer.

Une nouvelle offre de choix
Avec 6 à 7 multiplex d’une dizaine de radios chacune, chaque zone couverte par la RNT française (Paris, Marseille et Nice, rappelons-le) dépassera le nombre de radios disponibles en FM, même dans les zones les mieux fournies actuellement, comme Paris qui compte une cinquantaine de radios FM (pourtant un record !). Ne parlons pas des zones rurales qui, malgré l’ingéniosité des services techniques du CSA pour dégager de maigres ressources supplémentaires, hérite souvent d’un spectre FM bien pauvre d’une vingtaine de radios tout au plus.

Le choix offert aux auditeurs via la RNT sera démultiplié, et des offres jusqu’ici inexistantes feront leur apparition, notamment sur des formats de niche. Latina et Ouï FM proposeront pour la première fois leurs formats musicaux très spécifiques aux Marseillais et aux Niçois. Une radio à destination de la communauté chinoise, très rare en dehors de Paris, apparaît également sur les 3 multiplex, tandis qu’Euronews arrive pour la première fois en radio, plus courageusement que sa défunte consoeur LCI Radio…

1945, 1981, 2014… L’histoire (de la radio) se répète
Retour en arrière. En 1945, à la sortie de la seconde Guerre Mondiale, les postes publics ou privés, parfois associés à l’ennemi allemand, se voient imposer un nouveau régime de rigueur : la nationalisation. Le monopole radiophonique public est instauré. Il faudra attendre plusieurs années pour voir apparaître quelques « dérogations » au sacro-saint monopole du service public de la radiodiffusion avec l’apparition de postes dit périphériques, car émettant depuis les frontières extérieures de la France (RTL depuis le Luxembourg, Europe 1 depuis l’Allemagne, RMC depuis Monaco).

A cette époque, ces radios sont le poil à gratter de l’ORTF, la voix officielle de l’Etat français, bien qu’elles respectent une certaine réserve, garante de la relative clémence du gouvernement. Cependant, Europe 1 bouscule les codes avec un ton définitivement jeune (la musique et Salut Les Copains), et RTL et Europe 1, encore, sont au front des barricades en Mai 1968 quand les radios d’Etat se contentent de relayer l’information « officielle ».

La liberté étant sans doute dans les gènes de la radio, ces bousculements d’un marché radiophonique établi de fait (monopole ou oligopole) vont ensuite se répéter tous les 20 ou 30 ans. Les radios privées périphériques, bien installées, se voient en effet à leur tour concurrencées à partir du milieu des années 70, puis officiellement à partir de 1981, par les radios libres, qui essaiment avec une nouvelle offre de programmes (parlés sans concession, ou musicaux) sur une nouvelle bande de fréquence (la FM). Nouvelle offre, nouvelle technologie. Les nouveaux opérateurs, NRJ en tête, se taillent une part de marché dans un régime trop longtemps considéré comme établi par les « anciens », qui débarquent en urgence sur la bande FM en 1987… 6 ans après l’autorisation des Radios Libres ! A croire que lors d’un tel bouleversement, la politique de la chaise vide par les « anciens » n’est pas payante pour très longtemps…

La RNT, le « nouvel entrant »
Les « jeunes rebelles » de la FM des années 80, aujourd’hui bien installés, ne sont plus si jeunes en 2014. Et si 35 ans après, l’histoire se répétait ? Les similitudes sont troublantes. Nouvelle technologie, nouvelle offre de programme… Alors que la RNT ne semblait au départ qu’un transfert technologique, il est vite apparu comme un risque de nouveaux entrants pour les anciens, qui, comme en 1981, n’y ont pas cru ou ont freiné des quatre fers… Et c’est vrai. L’offre offerte par la RNT est plus large, grâce au multiplexage. Beaucoup ont eu peur, comme TF1 qui a eu peur de la TNT mais qui s’y est résolu (et ce malgré le couac LCI, enterrée vivante sur la moribonde TNT payante). L’histoire, tant en télé qu’en radio, montre pourtant qu’ignorer le besoin de diversité exprimé par son public ne paye pas, et qu’à trop retarder l’échéance, on peut finir par y perdre son fauteuil… Dire que la FM « suffit » est d’autant plus une hérésie qu’internet propose, en mode connecté, une offre très diversifiée demandée par l’auditeur et que la radio traditionnelle se doit de concurrencer par une plus grande gamme de programmes… au risque de disparaître.

n° 2 La gratuité
n° 3 La fiabilité
n° 4 Les données
n° 5 L'universalité
n° 6 La fiabilité
n° 7 L'aventure
n° 8 L'anonymat
n°9 La sélectivité
n° 10 La simplicité
n° 11 L'accessibilité
n°12 La confraternité